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Les célébrations du Centenaire de la I Guerre se sont terminées l’année dernière.

Nous, humains, sommes condamnés à l’oubli, même par nos descendants, à partir de la 5ème génération, à moins que nous ayons fait quelque chose d’extraordinaire au niveau des arts, des lettres,… toutefois, des évènements tels que ceux de la I Guerre, ne peuvent être et ne doivent jamais être oubliés.

Pour éviter une telle catastrophe, il nous faut rappeler aux générations présentes et futures, à quel point la I Guerre Mondiale a été un évènement malheureux et d’une ampleur jamais atteinte jusqu’à 1914.

Ce lundi 11 novembre, des cérémonies ont été célébrées dans chaque ville, chaque village, possédant un monument aux soldats morts pendant la Grande Guerre.

Il était 11h00 quand Bruno Joos de ter Beerst, Consul Honoraire du Portugal à Gand a prononcé un discours devant quelques courageux qui ont bradé le mauvais temps et ce en face de la plaque commémorative des Soldats portugais à Gand.

Cette plaque est située à l’angle droit d’un manoir néoclassique, aujourd’hui «École des Hautes Études» dont les façades latérales sont bordées par la Lys et la rue Ravenstein.

Le journal néerlandais «de Volksstem» titrait dans son édition du lundi 23 et mardi 24 juillet 1928: «Inauguration d’un mémorial des soldats portugais» (1)

La plaque commémorative, unique monument en honneur des soldats portugais en Belgique, a été créée à l’initiative de l’Association des amis belgo-portugais de Gand, association née après la I Guerre Mondiale.

C’est l’Ambassadeur du Portugal de l’époque, Vasco de Quevedo, le Général Donies et le Comte Penha Garcia, qui ont dévoilé la plaque commémorative le 21 juillet 1928. De noter que l’œuvre est signée de la «fonderie Natle des bronzes J. Petermann de St Gilles Bruxelles».

Sur la plaque on aperçoit les armoiries de Flandre et du Portugal en haut. En bas on peut lire «Aux soldats portugais morts au front belge pour la cause du droit».

La date du 13 mai 1953 restera gravée dans les relations entre le Portugal et la ville de Gand: ce jour-là, une quarantaine de Portugais, anciens combattants, ont été reçus à l’Hôtel de Ville par le Bourgmestre de Gand, Laurent Merchiers. Ces ex-combattants, après avoir été reçus à la Mairie, ont assisté à une cérémonie à la mémoire des anciens combattants au Korenlei.

C’est de tout cela que le Consul Honoraire Bruno Joos de ter Beerst nous a parlé pendant son discours. Une façon de raviver la mémoire des valeureux soldats portugais qui ont participé à la I Guerre Mondiale avec un éclaircissement nouveau sur cette plaque qui a été comme qu’oubliée pendant des décennies.

Bruno Joos de ter Beerst vient par ailleurs d’obtenir une petite victoire. Tous les 1ers novembre, une cérémonie a lieu à Gand, pendant laquelle toutes les nationalités des soldats qui ont participé à la I Guerre sont évoqués. Or, les Portugais étaient oubliés. Mémoire actualisée, en 2020, eux aussi seront cités.

À plus d’un siècle de distance, les recherches continuent et des passionnés consacrent leur temps et loisirs à la découverte ou mise en exergue la participation portugaise à la Grande Guerre.

En conversation avec Patrick Rapoye, il évoque l’existence d’au moins 68 Soldats portugais qui ont passé par la Belgique (2). On les retrouve parfois en Belgique, à la suite de leur retour des champs de captivité en Allemagne. Soignés dans des hôpitaux belges, quelques-uns sont décédés en territoire belge. Leurs corps ont été rassemblés dans un cimetière de Tournais et en 1938 ils ont été transportés au Cimetière Militaire Portugais de Richebourg. Sept soldats portugais ont encore leur tombe dans le Cimetière d’Anvers et un au Cimetière d’Evere, à Bruxelles.

Les noms des Soldats portugais passés par la Belgique ont été recensés par le Musée in Flanders Fields. On a des données précises sur ces soldats: le nom et prénom, date de naissance, régiment d’appartenance, date du décès, cause du décès, lieu de sépulture original et lieu final de sépulture.

101 ans après la fin de la terrible guerre, beaucoup reste à découvrir, à raconter. Une façon de continuer à ce souvenir des millions de morts et d’évoquer ses souffrances aux jeunes générations, pour qu’une tragédie pareille ne se reproduise plus.

 

(1) https://aalst.courant.nu/issue/DVS/1928-07-23/edition/0/page/2?query=portugal&period=11/7/1928%20-%2015/8/1928&sort=relevance

 

(2) https://database.namenlijst.be/publicsearch/#/person/_id=0048bdf4-cc2f-49e2-914e-a605f25c3fbc

 

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